Témoignages & messages de sympathie

Francine Charron,

auteure (France - 16)

...soutient Joseph Kacem pour la liberté d'expression et la fin de l'état d'urgence qui permet à l'oligarchie présente de s'attaquer sans justification sérieuse à tout citoyen ayant oublié de bêler avec la majorité stagnante de ce pays épinglé maintenant par Amnesty international.

Tnipov Kodjak,

photographe (France - 30)

Depuis quand la Presse s’octroie t’ elle un droit de pression . N’est ce pas plutôt le domaine des faiseurs de bière. Ou bien la Presse peut elle mettre en bière qui elle veux. Sous le simple prétexte qu’elle est le Maître « Kanter » Kanter t’elle ce jour, si ce n’est un « Delirium ** » ?

 

** Dérivé Latin de deliriare, littéralement « sortir hors du sillon »)

Maïté Déclic,

auteure & photographe (France - 30)

Je soutiens Joseph Kacem dans son «combat contre Midi Libre». Je dis NON au musellement, Oui à la liberté d’expression… !

Pour, le plaisir des mots sans bride au collier … ! je suis révoltée et contre l’injustice et le non respect des droits de l’homme qui castre dans la réflexion de nos libres penseurs. Mais comment espérer un juste libre arbitre dans une démocratie qui perds ses valeurs… ! Comment se construire quant nos politiciens ne deviennent plus crédibles…! Comment avancer quant les médiats deviennent nos harceleurs… ! Pour le plaisir des mots juste.. ! Ceux qui ont l'âme à fleurs de peau Glissant de l'une sur le toi Laissant l'autre en proie Virevoltant de caresses En arabesques En plume et bulles Chaloupant l'écume Ceux de deux mains En peau de chagrin Voir même quatre sans sourcier La bride au collier Ces mots en apesanteur Du funambule et ses peurs Des mots tendresses Pour ta gueule et ses fesses Ceux du crue Que l'ont masque en grue Ceux de Sade Maître incontestable Aux baillons des muets S'adonnant à la fessé Les mots ne sont ni propre, ni laid La justesse est qu'ils plaisent A l'écriture dans l'inspire Parfois pour les rires Ils sont Majuscules Sans préambule Même grotesque Mais jamais Non jamais Ils sont modeste

 

Maïté Déclic Artiste photographe et plume en pensés, mais, jamais muselé …!

Emmanuelle Baudry,

auteure & photographe (France - 30)

Dans un pays où la liberté d'expression est bafouée, où les Droits de l'homme sont ignorés, où l'on muselle ceux qui dérangent... où les politiciens sont corrompus et protégés par des lois votés par eux-mêmes, où l'impunité des classes politiques est à son summum, où les abus de pouvoirs sont devenus communs, où la justice même est muselée par ces derniers... Je ne peux pas être fière d'être citoyenne d'un tel pays, et je ne peux pas rester de marbre face à un tel matraquage sur une seule personne à seuls fins de se venger. Il est loin mon pays qui se targuait d'être un des rares à avoir la liberté d'expression.

 

Emmanuelle Baudry, Photographe d'art et auteure..

Cristian Ronsmans, Ex-directeur des ventes du groupe Hachette Livre, etc (Belgique - Bruxelles)

Dans cette affaire qui oppose un écrivain Joseph Kacem à un quotidien de la PQR, le Midi Libre, ce qui ressort en premier, à mes yeux, c’est cet ostracisme exercé par un média à l’égard d’un auteur (par ailleurs lui-même journaliste) au motif qu’il ne suivrait pas la ligne politique de pensée.
Autrement dit on le bâillonne en lui refusant tout droit à l’expression.
C’est un acte intolérable.
Mais plus intolérable encore est la collusion entre ce quotidien et une librairie et non des moindres, la librairie Sauramps d’Alès, liée hiérarchiquement au groupe Sauramps de Montpellier, vitrine majeure de la diffusion des maisons d’éditions et auteurs dans le Sud Est de la France.
Quand un pan entier d’un secteur d’activité primordial dans le champ vital de sa mission, mission qui consiste à faire évoluer le perfectionnement moral et intellectuel de la société dont les lecteurs font partie intégrante, s’agenouille devant un organe de presse et obéit, le doigt sur la couture du pantalon à ses injonctions, il y a de quoi frémir.
Demander l’interdiction, une mise à l’index d’un écrivain (comme on le fit en un temps qu’on croyait révolu pour qui Baudelaire, qui Sartre et d’autres) dénote d’un comportement loin d’être en adéquation à l’idée de « je ne partage pas vos idées mais me battrai pour que vous puissiez les exprimer).
J’ai honte pour la librairie !
Etrange brunitude !
C’est pourquoi, je soutiens Joseph Kacem dans son combat. C’est pourquoi, je m’élève cotre tout ostracisme, toute censure qui sentent « bon » la malhonnêteté intellectuelle.
Il y a des « no pasaran » qui demeurent plus que jamais d’actualité.

Cristian Ronsmans, conférencier, écrivain.Ex-directeur des ventes, retraité, du groupe Hachette Livre, branche Littérature.)

Serge Quadruppani,

romancier & traducteur (France - 87)

Messieurs les gendarmes, Monsieur le Procureur, Monsieur le Président en pré-retraite et Toutes Autorités
Quoique je vous sache occupés à des activités infiniment plus importantes que celles concernant ma négligeable personne, je me permets de vous adresser ce petit mot pour vous signaler un cas d'usurpation d'identité tout de même bien ennuyeux. Voilà trois semaines, des personnes vêtues d'uniforme de gendarmes se sont présentées à mon domicile, et m'ont remis un papier (cf. photo ci-contre). Il s'agissait d'une invitation à me présenter "le plus tôt possible" à la gendarmerie pour une affaire qui, d'après ce que j'ai compris, concernait un commentaire que j'aurais fait sur facebook
 Au printemps dernier, sur sa page, mon ami l'écrivain et journaliste rappeur Joseph Kacem, habitant du côté d'Alès, annonçait son intention d'aller demander des explications à un journaliste du Midi Libre qui, selon lui, se répandait en calomnies à son encontre. Dans un commentaire, je suggérais à Joseph éventuellement de redécorer la façade de ses locaux (on était en pleine contestation de la loi travail qui s'accompagnait de ce genre d'interventions embellissantes sur les locaux du PS) ou d'utiliser une tarte à la crème.
Concernant l'invitation à la caserne, bien sûr, je n'avais pas que ça à faire, et j'ai signifié très poliment aux personnes se présentant comme de vrais "gendarmes" que je ne m'y rendrais pas, le prétexte étant tellement dérisoire que je ne pouvais croire qu'une plainte aurait vraiment été déposée pour ça auprès d'un procureur. Plainte pour incitation à l'entartage et à la peinturlure de façade? ça va chercher dans les combien chef?  J'ai d'abord cru à une blague de Joseph qui aurait mobilisé des amis intermittents du spectacle mais aujourd'hui, j'apprends que les mêmes ou leurs semblables sont allés jusqu'à interroger à deux reprises le jeune tenancier de la boutique informatique d'Eymoutiers (2000 habitants, sa collégiale, ses bords de Vienne…) parce que j'aurais utilisé son adresse IP - la seule explication étant qu'à deux reprises, effectivement, voilà quelques mois, je suis allé lui demander de l'aide pour des réglages sur ma nouvelle bécane, et que, oui, on a fait du coup un peu copuler nos deux engins… L'idée qu'il puisse exister des fonctionnaires de la République qui consacrent du temps et de l'énergie à ma personne au point de surveiller de si près mon utilisation d'Internet me semble si loufoque que je ne puis qu'en conclure que des inconnus manoeuvrent dans l'ombre pour ridiculiser le Corps de la Gendarmerie qui n'a vraiment pas besoin de cela…
 On a encore en mémoire l'épisode de la pose de cadenas sur les gendarmeries de la région, en réaction à l'assassinat de Rémi Fraisse, et de ses suites judiciaires grotesques (on avait essayé de me faire passer, en compagnie de Julien Coupat, pour une espèce de chef secret d'une "structure clandestine"  d'autant plus pernicieuse qu'elle n'avait d'existence que publique, nommée "Assemblée populaire du plateau"). Cette affaire avait entraîné plusieurs articles très moqueurs de la presse nationale aux dépens de notre belle gendarmerie de la promenade des Sports. L'épisode a laissé un souvenir trop brûlant pour que nos braves pandores locaux (comme on dit dans la presse locale) aient encore à subir les moqueries de la France entière. Je me permets donc de vous inciter vivement à dire a ces personnes qui se font passer pour des gendarmes que la plaisanterie a assez duré.

 

Serge Quadruppani, romancier, traducteur et "complice" de Kacem.

Lien vers la publication originelle:

Lettre de dénonciation à la gendarmerie, au procureur de la République et éventuellement même à son Président

Note :  Il y a des erreurs dans le texte de Serge. Ces dernières sont certainement dû au rocambolesque de cette affaire. Je précise donc deux choses:

- "Joseph annonçait son intention d'aller demander des explications à un journaliste du Midi Libre"

Sauf qu'il n'y a jamais eu aucun post ni même la moindre intention de ma part d'aller demander des explications (j'avais pas que ça à foutre: je passais sous le bistouri d'un chirurgien urologue à l'époque). Ce serait même plutôt l'inverse, puisque la procédure contient des documents où il m'est proposé l'adresse perso de ce mec et que je refuse de l'avoir et de publier cette fameuse adresse sur mon mur.
 

- "...[le journaliste] se répandait en calomnies à son encontre"

Les diffamations et calomnies à mon sujet n'interviennent que bien plus tard... certainement pour tenter de justifier mon retrait des rayons de Sauramps, etc. Soit 1 à 2 mois après le post facebook en question. Ce qui était en débat à ce moment, c'est le contenu même des articles. Et tout les articles critiqués correspondaient à la Loi Travail. Autrement dit, c'est la divergence d'opinion sur l'actualité qui est en cause, pas des trucs persos.